[Histoire de Meeples #13] Flipships

La sonate pour violoncelle et piano en fa mineur de Chopin le sortit de son sommeil. Il appuya sur l’écran de son smartphone pour faire taire la sonnerie, et ne pas subir les foudres de sa femme, dont la masse inerte se lovait sous les draps du lit conjugal.

Il glissa ses orteils engourdis dans ses vieilles pantoufles, reliques décrépies de son ancienne vie étudiante, fit craquer ses articulations endolories et bailla aux corneilles. Cette chambre le déprimait, avec ses murs blancs, ses boiseries blanches, son linge blanc et ses meubles en aggloméré blancs. Il avait l’impression de vivre dans un hôpital. Une habitation consensuelle et sans âme, qui aurait aussi bien pu être habitée par un fantôme ou par une intelligence artificielle.

D’un pas mécanique, il se dirigea vers la salle de bains. Il se déshabilla avec la même gestuelle que chaque matin, se positionna sous le pommeau, au même endroit que chaque matin, et activa le jet d’eau chaude. Il savait que, sans le faire exprès, par pur conditionnement hormonal, il passerait exactement six minutes trente sous la douche, utiliserait quinze millilitres de savon, se frotterait d’abord le ventre, puis les aisselles, puis l’entrejambe et le sillon fessier, négligeant son dos et ses jambes. Il négligeait toujours son dos et ses jambes.

Dans la cuisine, une cafetière de la veille, à moitié remplie, l’attendait patiemment. Il remplit aux trois-quarts le même mug qu’il remplissait chaque matin. Celui avec une girafe qui jouait de la flûte et un toucan qui faisait du violon et portait un sombrero multicolore. Sans doute l’élément le plus tapageur de toute la maison. Le seul accessoire qui ne rentrait pas dans les critères lisses et moroses de son mobilier intérieur.

Le bip du micro-ondes indiqua que le café avait chauffé. Comme tous les matins, il voulut s’en emparer et se brûla le bout des doigts. Il n’était pas stupide, simplement distrait. Quand il était entre ces quatre murs, il avait toujours l’impression d’être un vagabond en dehors de son propre corps.

La gazinière allumée, il y cassa deux œufs et y jeta deux tranches de poitrine fumée. Une pincée de sel sur chaque jaune. Pas trop. À son âge, il ne pouvait plus faire les mêmes excès qu’avant. Le crépitement des blancs et l’odeur de gras fit gargouiller son estomac.

Il alluma la radio. La même émission. Depuis plus de vingt ans. Il n’était pas ce qu’on pouvait qualifier de fidèle auditeur, car il n’écoutait les informations que d’une oreille inattentive. Il confondait toujours entre elles les voix feutrées des animateurs. Il ne retenait que les mots-clés. Et encore, ceux qui captaient son attention. Il savait que toute sa vie, il avait subi les nouvelles, résonné au travers d’un prisme déformant, biaisé par son vécu, ses croyances, et sa méconnaissance du monde qui l’entourait.

Il n’avait jamais été un curieux, pas même un rêveur. Sa vie avait été le parfait prototype du citoyen moyen. Moyen à l’école. Moyen dans les études. Jamais bon en sport, ni investi dans un quelconque club ou une quelconque association. Il avait rencontré sa femme pendant ses études. Deux physiques banals. Un premier rendez-vous, banal, dans un bar. Première galoche banale, alcoolisée, sous un abribus. Coucherie le premier soir. Avec fellation.  Cela devait bien faire dix ans qu’il n’en avait plus reçue. Cinq qu’ils n’avaient plus fait l’amour.

Il engloutit son plat en deux coups de fourchette. Du jaune lui dégoulina sur le menton. Il s’essuya, pensif. Sa silhouette moribonde se reflétait dans la vitre de la porte du vestibule, lui renvoyant l’image d’un cinquantenaire au visage malingre, aux yeux cernés et à la musculature flasque. Il n’avait jamais eu une bonne génétique. Il n’était pas un Apollon. Il avait abandonné depuis longtemps cette chimère d’un corps d’athlète, qui semblait être le standard de l’homme viril contemporain. Il n’avait jamais fait plus de vingt pompes, et jamais du premier coup. Quant aux abdominaux… Il ne savait même pas s’il en avait encore derrière la couche de gras spongieuse qui recouvrait son bas-ventre.

Il était ce qu’on appelait un individu lambda. Un citoyen modèle, au casier judiciaire vierge, qui payait ses taxes et ses impôts, allait au travail, consommait et ne faisait pas de vagues. Certains diraient un mouton. Certains avaient probablement raison.

Il se rasa avec flegme, se brossa les dents comme un automate. Le goût de la chlorophylle le répugnait. Mais ce n’était pas lui qui faisait les courses. Alors il s’en était accommodé. Il passa aux toilettes et s’égoutta trois fois. Cela lui rappela qu’il n’avait pas changé de slip depuis trois jours. Cela attendrait. Plus personne ne lui mettait la main au paquet de toute façon.

Il s’habilla de son uniforme d’employé : un pantalon noir un peu trop rêche, une chemise blanche jaunie sous les aisselles, un veston noir et une cravate noire, fine et élimée. Il était vigile dans une supérette du centre-ville. Un job tranquille, qui n’avait pas nécessité de qualification particulière. Avant cela, il avait travaillé dans la banque, mais il n’était pas assez carriériste pour supporter ce milieu. Alors il passait ses journées à déambuler devant des caisses enregistreuses, à contrôler des petits cons qui faisaient leurs premières armes en volant des bonbons, des gâteaux secs ou des bières bas de gamme. Il se faisait insulter par des mères de famille qui dérobaient du rouge à lèvres ou des serviettes hygiéniques, se faisait mépriser par des trentenaires propres sur eux qui manquaient de respect aux caissières impunément, pensant que leur réussite sociale justifiait d’écraser les petites gens comme des insectes nuisibles.

Il avait rarement besoin de se battre. Fort heureusement. Il n’en avait pas la carrure. Mais les lois en matière de sécurité des lieux publics s’assouplissaient d’année en année, et les clients savaient qu’il était autorisé à dégainer sa batte télescopique et sa bombe au poivre s’ils étaient un peu trop véhéments. Il avait eu recours à ces accessoires une fois. Un bonhomme imbibé de gnôle, qui avait dégainé un couteau à cran d’arrêt devant une employée qui avait refusé de lui vendre encore plus d’alcool. Il se souvenait encore de ce sentiment de puissance qu’il avait ressenti en rossant le malotru jusqu’au sang. Il avait fait preuve d’un zèle ravageur qui lui avait valu un blâme de la direction. C’était comme s’il avait transféré toute la haine contenue sa vie durant sur ce pauvre hère, dont l’unique crime avait été, en somme, de lui ressembler. Combien de fois s’était-il imbibé d’alcool, alors que sa femme était partie en week-end chez sa mère, afin d’oublier la misère de sa propre existence ? Le type n’avait pas porté plainte. Pas le bon entourage. Pas le bon avocat. Il l’avait presque regretté. Après tout, la prison n’était pas un environnement si différent de celui dans lequel il était enfermé.

Sur le chemin qui le menait au tramway, il croisa les mêmes personnes. Cette vieille, ratatinée, qui promenait son caniche. Ce sportif, écouteurs dans les oreilles, qui faisait son jogging matinal d’une foulée nette et rapide. Ce groupe d’adolescents, qui fumaient de l’herbe dans le hall d’une barre d’immeubles sale. Ce père de famille, qui traînait deux marmots braillards par les bras, qui n’avait toujours pas compris le paradoxe de leur demander de se taire en hurlant. Les mêmes visages. La même routine.

Il aimait les transports en commun pour cela. La variété des visages. La diversité des personnes. Cela cassait son train-train matinal dont il vomissait la répétitivité, tout en sachant qu’il lui apportait un sentiment de sécurité dont il n’arrivait pas à se dépêtrer. Le tramway, le métro, puis le bus qui l’amenaient sur son lieu de travail étaient une sereine extension de sa journée de labeur. Il pouvait observer les gens à loisir, s’imaginer leurs vies, interpréter leurs interactions, se moquer, goguenard, de leurs faiblesses et de leurs défauts. Lui qui abhorrait ces émissions de télé-réalité dans lesquelles on passait son temps à juger des personnes que la magie du montage faisait paraître plus stupides qu’elles ne l’étaient, il ne valait en fait pas mieux. Il était voyeur. Il aimait cela.

Ce matin, la rame était moins bondée que d’habitude. Il trouva une place assise, et somnola jusqu’à la station de métro où il changeait de wagon. Un petit homme, portant une veste en laine, le bouscula sans s’excuser, mais il ne s’en formalisa pas. Se battre contre la connerie des hommes était une lutte réservée aux enfants et aux idéalistes.

Le trajet en métro fût paisible. Monotone. Les mêmes haleines pâteuses. Les mêmes parfums mal dosés. La même odeur de tabac froid sur les sacs à mains et les parquas. Il traversa le terminus d’un pas désabusé, composta son ticket de bus et se tint debout au milieu du couloir central, ballotté par la conduite nerveuse d’une quarantenaire aux cheveux mi-courts et aux lunettes rectangles.

Le centre-ville était embouteillé, comme tous les matins. Un trafic dense. Bruyant. Mélange de pollution sonore et gazeuse. Une mélasse de faciès hargneux, de passants aux gestes obscènes, d’automobilistes beuglants des insultes sans avoir le courage d’ouvrir complètement leurs fenêtres pour en assumer les conséquences. Cette jungle urbaine qu’il haïssait, mais qui était son sacerdoce. Sa bouée de sauvetage presque.

Alors que le bus était bloqué devant l’hôtel de ville depuis plusieurs minutes, et que les passagers commençaient à bougonner dans le col de leurs manteaux, une ombre gigantesque s’abattit sur la ville. Dehors, les passants ralentissaient l’allure. Leurs regards se tournaient vers le ciel. Certains pointaient du doigt quelque chose. D’autres se murmuraient des paroles inaudibles avec un air intrigué, peut-être même un peu paniqué. D’autres encore avaient dégainé leur smartphone et se mettaient à filmer. Des lèvres bougeaient. Des lives sur les réseaux sociaux, cette tendance égocentrique qu’il n’avait jamais comprise.

– Mate un peu ça, lança un passager a sa voisine.

Tendant le cou, il se pencha vers la vitre la plus proche. Ce qu’il aperçut le laissa pantois. Une soucoupe volante – oui, une soucoupe volante – était postée au-dessus de la ville. Elle était gigantesque, ombrageuse. Une fumée opaque, grise comme les nuages d’un jour pluvieux, s’échappait en volutes de son toit invisible. Ses flancs étaient parsemés de hublots carrés illuminés d’une lueur blanchâtre. À l’avant de sa carcasse métallisée, quatre phares projetaient une lumière qui oscillait entre le rose et le mauve.

Elle s’immobilisa en vol stationnaire, à plusieurs centaines de mètres au-dessus de la cime des buildings de la métropole. On entendait distinctement le mugissement de ses moteurs.

Un instant, la scène fût comme figée. Dans les rues, les gens et les voitures s’étaient tus. La foule n’était plus qu’un champ de pupilles écarquillées et de cœurs battant la chamade. Personne n’osait bouger, de peur d’être désintégré par un laser, happé par un faisceau lumineux, transformé en poulet… Toutes ces conneries que des années de pop culture et de films de science-fiction avaient imprimés dans le cerveau humain comme des vérités incontestables.

Soudain, le ventre de la soucoupe s’ouvrit, accompagné par un tourbillon de vent rageur. En quelques secondes, vagues après vagues, des vaisseaux plus petits en émergèrent, formant un escadron en formation horizontale qui se mit à descendre implacablement vers la ville. Le ciel tout entier était rempli. La soucoupe écumait de vapeur. Elle ressemblait à une immense méduse tentaculaire.

Ce fut la conductrice du bus qui céda la première à la panique. Elle ouvrit les portes de devant du véhicule dans un bruit de pistons et elle prit ses jambes à son cou en hurlant comme une démente. L’effet domino était lancé. La panique embrasa le centre-ville dans son intégralité. Les piétons refluaient en désordre vers les bouches de métro ou les entrées des centres commerciaux souterrains. Des automobilistes, totalement inconscients, se déportaient sur les trottoirs et tentaient de fuir par tous les moyens. Ici, une poussette se faisait faucher par un motard. Là, un passant trébuchait et était piétiné sans vergogne par l’individualisme de ses congénères. Un policier tenta de remettre de l’ordre en tirant des coups de feu en l’air avec son arme de service, mais cela ne fit qu’accentuer la terreur des personnes alentours.

Il se retrouva seul dans son bus déserté. Il avait été projeté contre une paroi par un jeune homme, et s’était cogné le coude. Il massa son membre endolori, se demandant pourquoi il ne ressentait aucune frayeur. Détestait-il tant la vie pour ne pas être gêné par la perspective d’une mort imminente ?

Il se leva. Lentement, il sortit dans la rue. Les premiers tirs des vaisseaux extraterrestres avaient atteint certaines façades de bâtiments. Des monceaux de verre et de métal chutaient à une vitesse vertigineuse et s’écrasaient sur le bitume. Les malchanceux qui se trouvaient dans les parages périssaient le corps criblé de débris contondants. Des cris d’agonie se mêlèrent à la fureur des engins de guerre. Un spectacle que l’on n’avait plus vu depuis les attentats du 11 Septembre.
Il passait à côté d’un homme dont l’avant-bras avait été sectionné dans le choc avec un camion de chantiers lorsque, au loin, apparurent les cockpits pointus de huit avions rafales de l’US Air Force. Plusieurs personnes les aperçurent et hurlèrent de joie, mais ils n’étaient qu’un nombre ridicule face à la myriade de vaisseaux extraterrestres qui zigzaguaient au-dessus de la ville.

Le combat s’engagea, frénétique. Lasers contre missiles. Humanité contre on ne savait quelle race d’envahisseurs de l’espace. Les chasseurs étaient pilotés par des militaires aguerris, mais les vaisseaux extraterrestres étaient rapides et mobiles. Il y en avait de petite taille, triangulaires, qui fonçaient vers le sol en piqué sans se préoccuper de ce qui se trouvait sur leur trajectoire. D’autres, encore plus petits, semblaient moins rapides, plus chétifs, mais ils tournoyaient autour des avions comme des mouches autour d’une vache, semblant vouloir les distraire et les empêcher d’atteindre le gros gibier. Un vaisseau, constitué d’un cockpit principal et de deux bras reliés par des câbles, projetait autour de lui des ondes rosâtres sur lesquelles les missiles et les tirs de mitrailleuses rebondissaient comme s’il s’était agi de balles en caoutchouc. La flotte extra-terrestre ressemblait à un essaim d’abeilles organisé biologiquement pour se protéger les unes les autres, tout en avançant de concert dans un objectif de destruction massive.

Trois vaisseaux aliens explosèrent dans le ciel dans une gerbe d’étincelles et de tôle enflammée. Mais les autres n’infléchissaient pas leur descente pour autant, semblant faire fi de ces pertes négligeables. Deux soucoupes larguèrent une bombe en plein trafic et créèrent des trous béants dans la chaussée. L’explosion souffla plusieurs voitures et des dizaines de passants. Pendant ce temps, le vaisseau mère continuait de cracher son engeance, dont une nouvelle sorte de vaisseau, rond et plus gros que ses comparses, qui semblait posséder un alliage blindé et être capable de résister aux tirs de n’importe quelle arme terrestre.

Quatre nouveaux avions rejoignirent les premiers, dont les attaques venaient de détruire de nouveaux ennemis. Malheureusement, cela semblait bien dérisoire. La ruche vomissait des renforts sans discontinuer, et les survivants mettaient la ville à feu et à sang. Au loin, les sirènes des pompiers tentaient de se faire une voix parmi le vacarme. Mais ce n’était plus de secouristes dont on avait besoin, c’était de statisticiens. Pour compter le nombre de morts.

L’arrivée des renforts sembla permettre à l’US Air Force de prendre le dessus. Les chasseurs abattirent un vaisseau bouclier, un vaisseau blindé et plusieurs vaisseaux de petite taille. Mais pour chaque ennemi au tapis, un autre s’extirpait de la carlingue du vaisseau amiral. La résilience de la flotte extra-terrestre était terrifiante.

Les pilotes d’Air Force One étaient remarquables. On ressentait leur connivence à chacun de leur assaut. C’était une chorégraphie orchestrée d’une main de maître. Chaque vrille, chaque looping, chaque esquive était millimétré. Ils arrivèrent ainsi à contenir la progression de la flotte ennemie, et une lueur d’espoir s’alluma dans le cœur des spectateurs de ce son et lumière apocalyptique.

Une colonne de camions de pompiers, ronflants de rouge et de chrome, déboula, toutes sirènes dehors, et déversa un flot d’hommes en combinaison antiatomique dans les rues de la ville. On y était. La réalité avait rattrapé le scénario d’une production hollywoodienne à gros budget. Dans le même temps, la structure d’un gratte-ciel situé à quelques pâtés de maison, fragilisée par les assauts répétés des lasers ennemis, s’écroula dans un chaos absolu. Une tempête de poussière grisâtre inonda les rues, accompagnée par les hurlements d’horreur des personnes présentes dans les parages.

Lorsque la grisaille se dissipa, les vaisseaux aliens étaient moins nombreux, et les chasseurs étaient à présent vingt à sillonner le ciel. Un instant, il sembla que l’envahisseur pût être repoussé dans l’espace intersidéral. Unissant leurs forces, les militaires annihilèrent les derniers survivants.

Un calme terrifiant s’abattit sur la ville. Pas plus de quelques secondes. Et puis, les turbines du vaisseau mère hurlèrent. Ses moteurs vrombirent. Il amorça une lente descente. Son ombre s’agrandissait, centimètre par centimètre. L’Armageddon, promis par tant de cultistes à moitié fous, était en train de s’amorcer.

Les pilotes de la Royal Air Force se lancèrent dans leur ultime croisade. Deux missiles endommagèrent enfin la structure extérieure du vaisseau mère. Mais il était trop tard. Il atteignait les toits des buildings les plus hauts, et commençait à les écraser comme un enfant turbulent écraserait un château de sable. De son centre jaillit un canon aussi large qu’un stade de football, et tandis que le rayon d’un laser gigantesque se préparait à réduire la ville en particules fines, l’homme continuait de se tenir debout au milieu de la chaussée, le regard empreint de fascination et la bouche illuminée d’un sourire niais.

Il était heureux. Dans le long silence de sa vie amorphe, il avait enfin connu quelque chose qui sortait de l’ordinaire. Il remercia ces extraterrestres d’avoir fait de sa dernière journée sur Terre une aventure. Il les remercia de l’emporter, lui qui n’avait jamais eu le courage de se suicider. Il les remercia de lui offrir cette délivrance, lui qui mourrait comme il avait vécu, seul, et comme il aurait aimé vivre, serein et apaisé.

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